Carnets de terrain · Altiplano Voyage
Un café avec Nicolas pour découvrir une autre facette du Mexique.
La Basse-Californie reste une région encore peu connue des voyageurs. Située à l’ouest du Mexique, cette longue péninsule bordée par l’océan Pacifique et la mer de Cortez possède pourtant de nombreux atouts : des paysages désertiques, une faune marine exceptionnelle, des villages chargés d’histoire et une belle diversité d’expériences.
Chez Altiplano Voyage, nous avons souhaité aller voir sur place ce que cette région avait réellement à offrir. Nicolas, en charge de la communication de l’agence, est ainsi parti en voyage de reconnaissance en Basse-Californie du Sud, pour découvrir les différentes étapes, visiter des hébergements, tester des expériences et mieux comprendre le potentiel de cette destination pour nos voyageurs.
On s’est retrouvé autour d’un café pour revenir sur ses impressions, ses surprises et les découvertes qu’il a rapportées de ce voyage.
Avant de partir, quelle image avais-tu de la Basse-Californie ?
Pour moi, la Basse-Californie, c’était d’abord la mer et ses fonds marins. J’avais cette image qui remontait à l’enfance, aux documentaires du commandant Cousteau que je regardais à l’époque. J’associais donc surtout la région à la richesse de sa faune marine. En revanche, je connaissais beaucoup moins la partie terrestre. Je savais qu’il y avait du désert, mais je n’avais pas vraiment d’image précise des paysages.
Et puis, j’imaginais surtout de grandes stations balnéaires très américanisées. Je ne m’attendais pas forcément à découvrir des petits villages mexicains, des anciennes missions ou des endroits aussi tranquilles dans les terres.
Et une fois sur place, qu’est-ce qui t’a le plus surpris ?
La diversité des paysages, sans hésiter ! C’est assez incroyable de voir à quel point les ambiances peuvent changer en quelques kilomètres. On passe de paysages désertiques avec des cactus à perte de vue à des montagnes, des oasis, des plages sauvages et des petites villes mexicaines.
Je pense notamment à la Sierra de la Laguna. On y découvre une végétation étonnamment dense, avec des cactus, des plantes grasses, des cascades et des oasis. Par endroits, on a presque l’impression de traverser une forêt ! Et puis, dès qu’on s’éloigne des grands centres touristiques du sud, on se retrouve très vite en pleine nature. C’est vraiment ce contraste qui m’a marqué.
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Tu parles des petits villages mexicains. Tu as eu un coup de cœur particulier ?
Oui, notamment pour El Triunfo, une ancienne ville minière située dans les terres. Quand on arrive dans ce village, on a presque l’impression d’entrer dans un décor de Lucky Luke ou de Zorro ! On retrouve ce côté Far West, avec son patrimoine minier, ses anciennes constructions et le désert tout autour. C’est un endroit assez atypique, qui a été réhabilité avec plusieurs petits musées et des activités autour de son histoire. Mais ce que j’ai surtout aimé, c’est son ambiance. On est dans un petit village paisible, au milieu des cactus, très loin de l’agitation des villes côtières.
C’est aussi ce qui m’a surpris en Basse-Californie : on peut retrouver des ambiances très mexicaines, avec des villages traditionnels, alors qu’on imagine plutôt la région à travers ses grandes stations balnéaires.
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Et La Paz ? Tu en parles aussi comme d’une belle découverte.
Ah oui, La Paz a été un vrai coup de cœur ! C’est une ville côtière qui reste agréable à vivre, avec un centre historique, des petits restaurants, des terrasses et surtout le Malecón, cette grande promenade aménagée le long de la mer. On y croise des habitants qui se promènent, des familles, des gens à vélo… Il y a de la musique, de l’animation, un peu de bruit aussi. On est au Mexique, et ça se ressent ! J’ai vraiment aimé cette atmosphère. On a une ville vivante, mais qui conserve un côté assez humain, où l’on prend plaisir à se balader.
Et puis, la mer est omniprésente. Depuis La Paz, on peut facilement partir découvrir les espaces naturels environnants, notamment les îles et les plages de la mer de Cortez. C’est typiquement un endroit où je prendrais le temps de rester plusieurs nuits plutôt que d’en faire une simple étape.
« Ce qui m’a marqué, c’est le contraste entre les ambiances, du désert aux petites villes mexicaines, jusqu’à la mer. »
Revenons à cette mer de Cortez qui t’évoquait les documentaires de Cousteau. Qu’est-ce que tu as pu y découvrir ?
C’est vraiment une région formidable pour les amateurs de snorkeling et de plongée. J’ai notamment fait du snorkeling à Cabo Pulmo, dans une réserve marine protégée. C’est assez génial de pouvoir nager au milieu des poissons, observer des raies, des tortues et voir des lions de mer évoluer à quelques mètres de soi.
Et puis, il y a les baleines ! Nous sommes partis en bateau pour les observer alors que nous étions encore un peu tôt dans la saison. On ne s’attendait donc pas forcément à en voir beaucoup, et finalement, on en a observé plein ! J’ai eu la chance de voir des baleines dans différents endroits du monde, mais je trouve que ce sont toujours des rencontres magiques. Voir ces animaux remonter à la surface, parfois plusieurs fois, pouvoir les observer tranquillement… Ce sont vraiment des moments incroyables.
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On sent que la nature occupe une place importante dans cette région. Tu as aussi été marqué par les mesures de protection de l’environnement ?
Oui, et plutôt positivement. Il y a une vraie volonté de préserver les espaces naturels, notamment avec des quotas de visiteurs dans certains parcs et des accès réglementés.
Alors forcément, pour une agence de voyages, cela représente quelques contraintes. On ne peut pas toujours organiser une excursion à la dernière minute. Il faut anticiper les réservations et adapter les itinéraires. Mais finalement, c’est une bonne chose. Ces restrictions permettent d’éviter une trop forte fréquentation, de préserver les milieux naturels et de profiter des sites dans de bonnes conditions. On n’est pas entouré de dizaines de bateaux ou de groupes de touristes. Les guides ont le temps de s’occuper des visiteurs et on profite vraiment de l’expérience. C’est une approche du tourisme que j’ai trouvée intéressante.
Parmi toutes les expériences vécues, laquelle retiendrais-tu particulièrement ? Une sortie en mer ?
Eh bien, pas forcément ! Ceux qui me connaissent savent que je suis assez gourmand. Et la cuisine fait toujours partie de mes grands plaisirs en voyage. J’ai fait deux cours de cuisine pendant ce séjour, et l’un de mes meilleurs souvenirs reste celui d’El Triunfo. On était dans une petite gargote, au milieu du village. Il faisait chaud, l’ambiance était très simple, et on a préparé des tacos traditionnels, de la pâte jusqu’à la garniture, avec un chef assez discret. Ce n’était pas une expérience spectaculaire, mais c’était justement ce qui la rendait agréable. On était dans un moment de partage, quelque chose de simple et d’authentique.
Et puis, plus largement, j’ai beaucoup aimé la diversité de la cuisine pendant ce voyage. On est passé de la street food, avec notamment des préparations à base de poisson local, à des restaurants beaucoup plus gastronomiques, avec des mélanges d’influences.
Pour moi, la découverte d’un pays passe aussi beaucoup par l’assiette !
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Finalement, à quel type de voyageur conseillerais-tu la Basse-Californie ?
Je trouve que c’est une destination qui peut plaire à beaucoup de monde, justement parce qu’elle est très variée. En tant que parent, je me suis notamment dit que ce serait une super destination à découvrir en famille.
On retrouve les marqueurs du Mexique, avec la cuisine, la langue, les petits villages, les places où les habitants se réunissent, mais dans un environnement assez facile à appréhender. La région est très influencée par le tourisme américain. Alors, forcément, on perd parfois un peu en dépaysement, mais cela rend aussi le voyage assez simple au quotidien. Et puis, pour les amoureux de nature et les voyageurs actifs, il y a énormément de possibilités : randonnée, VTT, plongée, snorkeling, observation des baleines, découverte des montagnes…
En revanche, si on rêve avant tout de pyramides, de grands sites archéologiques ou d’un voyage très culturel, ce n’est pas forcément la région à privilégier. Il y a bien sûr un patrimoine historique, notamment autour des anciennes missions et des villes minières, mais la Basse-Californie se découvre surtout à travers ses paysages et ses activités de plein air.
Et est-ce que tu conseillerais d’y consacrer un voyage entier ?
Oui, clairement ! Je pense qu’on peut facilement y passer 12 à 15 jours sans s’ennuyer. Et encore, je n’ai découvert que la partie sud de la péninsule. Toute la région au nord de La Paz, qui semble encore plus sauvage, m’attire beaucoup. C’est une partie que je n’ai pas eu l’occasion d’explorer et que j’aimerais vraiment découvrir. D’ailleurs, depuis mon retour, je parle assez régulièrement de la Basse-Californie autour de moi. Et je prévois d’y retourner en famille !
Après, elle peut aussi très bien se combiner avec d’autres régions du Mexique. Je pense notamment à la route coloniale ou au Chiapas, pour apporter une dimension plus historique et culturelle au voyage. On peut alors imaginer un très beau contraste entre le patrimoine mexicain et cette région davantage tournée vers la nature, le désert et la mer.
Une idée de voyage
La Basse-Californie : des baleines aux cactus géants
Partez à la découverte d'un autre visage du Mexique, entre désert, cactus géants et mer de Cortez. De San José del Cabo à La Paz, explorez des villages mexicains, des plages sauvages et des espaces naturels préservés. Un voyage entre rencontres, grands espaces et observation de la faune marine.
Découvrir ce circuit →Pour terminer, c’était ton premier voyage au Mexique. Qu’est-ce que tu en retiens aujourd’hui ?
Ce que j’ai aimé, c’est finalement ce mélange entre un Mexique assez facile à découvrir et cette identité mexicaine que j’avais envie de retrouver. J’avais déjà voyagé en Amérique latine, notamment au Pérou, mais je ne connaissais pas encore le Mexique.
En Basse-Californie, on retrouve beaucoup de codes occidentaux, notamment avec l’influence américaine. Les infrastructures sont bonnes, les déplacements sont simples et on n’est pas forcément trop dépaysé dans son quotidien.
Mais on est bien au Mexique ! Il y a la langue, la cuisine, les petits villages, les pick-up dans les rues, les places animées… Et puis, c’est cette diversité qui m’a vraiment plu. On peut passer la matinée au milieu des cactus ou sur une plage sauvage et terminer la journée autour de quelques tacos dans un petit restaurant.
C’est un Mexique différent de celui qu’on imagine spontanément, mais qui mérite vraiment d’être découvert. Et je crois que le meilleur signe, c’est que j’ai envie d’y retourner, cette fois avec ma famille !