Voyage au Népal de Jeannine et Loïc

Retour

Récit de voyageurs · Altiplano Voyage

Un récit publié dans Pachamama, le magazine Altiplano Voyage.

Quelques mois après leur retour du Népal, nous avons retrouvé Jeannine et Loïc pour échanger sur leur voyage. De cette conversation est né un récit sincère, fait de rencontres, de découvertes et de petits moments qui restent longtemps en mémoire.

« On est partis pour contempler des paysages. On est revenus avec des visages. »

On pensait partir au Népal pour une chose simple : voir les montagnes. C’était notre premier voyage en Asie. On connaissait déjà le Proche-Orient, mais cette fois, on avait en tête une image très précise : celle de la chaîne himalayenne. Les sommets, l’immensité, le silence. On ne savait pas encore que ce voyage allait nous marquer bien au-delà de ces montagnes. Le premier choc, on l’a eu… avant même d’atterrir. Dans l’avion, au moment où l’on survole l’Himalaya, au coucher du soleil. Les montagnes apparaissent, immenses, presque irréelles. À ce moment-là, on comprend que le voyage commence déjà. Puis vient Katmandou. Le bruit, la circulation, les embouteillages. On est immédiatement plongés dans une autre réalité. Et très vite, on rejoint Bhaktapur. Là, c’est un vrai choc culturel. La place Durbar, les temples, l’architecture, les couleurs… On se retrouve d’un coup dans un décor intense, totalement différent de ce qu’on connaît.

Voyage au Népal

Au départ, on était venus pour les montagnes. Mais très vite, trois choses se sont imposées à nous : les paysages, le patrimoine… et surtout les gens. On ne s’attendait pas à ça. L’accueil, la gentillesse, la simplicité des échanges, c’est une vraie surprise, et finalement un fil conducteur tout au long du voyage. Un des premiers moments marquants, c’est ce déjeuner chez l’habitant. On partage un dal bhat, le plat traditionnel. C’est simple, généreux, et surtout très chaleureux. On ne parle pas forcément la même langue, mais on se comprend autrement. On est accueillis, vraiment.

Dans les temples, ce qui nous a frappés, c’est l’intensité. À Manakamana notamment, perché en hauteur, il y a énormément de monde, surtout le week-end. Les gens viennent pratiquer, prier, faire des offrandes. Il y a des couleurs partout, des rituels, du mouvement. Et nous, en tant que voyageurs, on ne se sent jamais à part. On ne fait pas que regarder, on est intégrés dans cette ambiance. C’est presque comme une fête, mais une fête spirituelle.

À Bouddhanath, on vit un moment encore différent. On reçoit une bénédiction d’un moine. On entre dans leur univers, avec les chants, les prières, les gestes. C’est impressionnant, mais aussi très apaisant. On ressent vraiment la place de la religion dans leur quotidien.

Voyage au Népal

 

Puis on arrive à Pokhara. Et là, tout change encore. Le rythme ralentit, le regard s’ouvre. Depuis notre lodge, on a une vue directe sur la chaîne de montagnes. On ne passe pas une seule journée sans les voir. Le matin, le soir, on les observe. Et parfois, quand les nuages sont là, c’est encore plus surprenant. Les sommets apparaissent au-dessus, comme suspendus. On perd complètement la notion de l’horizon. On se rend compte qu’il faut lever les yeux bien plus haut que ce qu’on imaginait.

On n’était pas venus pour faire du trek à tout prix. Ce qu’on voulait, c’était parcourir le pays, marcher, comprendre. Et c’est exactement ce qu’on a fait. On traverse des villages, on passe entre les cultures en terrasse, on voit des paysans travailler avec des bœufs, des mules. Tout semble très authentique, très ancré. C’est une immersion totale.

Et puis il y a ces moments simples, qu’on n’oublie pas. Des enfants qui marchent avec nous sur le chemin de l’école. Ils viennent naturellement, ils sourient, ils sont curieux, ils sont heureux de nous voir, on partage un bout de route avec eux, et ça suffit à créer un souvenir fort.

Quand on repense à ce voyage, on pourrait dire que ce sont les montagnes qui nous ont le plus marqués. Parce que oui, elles sont impressionnantes, puissantes, omniprésentes. Mais en réalité, ce qu’on retient le plus, ce sont les gens. On avait entendu parler du Népal comme d’une destination de trek, de montagne, de défi. Mais on se rend compte qu’il est possible de vivre autre chose. De voir les sommets, bien sûr, mais aussi de découvrir une culture, une manière de vivre, une relation aux autres.

Voyage au Népal

Regard d'Altiplano Voyage

Chez Altiplano, nous aimons rappeler que le Népal ne se résume pas aux grands treks mythiques et aux défis d’altitude. Bien sûr, l’appel de la montagne est là, presque magnétique. Les lignes de l’Himalaya dessinent l’horizon, sculptent les paysages et donnent à ce pays une dimension grandiose, parfois même irréelle.

Mais au-delà de cette immensité, il existe une autre manière de découvrir le Népal. Un Népal plus intime, plus humain, qui se dévoile loin des sentiers les plus fréquentés. Un voyage où l’on prend le temps de traverser les villages, de marcher à hauteur d’homme, au rythme de la vie locale. Ici, les rencontres ne sont pas des parenthèses, elles deviennent le cœur du voyage. On partage un regard, un thé, un moment simple.

C’est une immersion douce, où l’on comprend que la richesse du Népal ne se mesure pas seulement à ses sommets, mais à la profondeur de ses liens humains.

Choisir ce type de voyage, c’est accepter de se laisser surprendre. De troquer la performance contre la connexion, l’exploit contre l’émotion.

A lire encore

La Basse-Californie : des baleines aux cactus géants

Notre magazine de voyage Pachamama

Retrouvez d'autres récits et feuilletez le magazine en ligne.

Découvrir →